samedi 3 mars 2012

Arsenal de guerre


   Arsenal, refait après sa victoire à l'Emirates face au voisin londonien de Tottenham le week end dernier, se déplace demain à Anfield. Pour les gunners comme pour Liverpool, la défaite apparaît comme interdite.


Un match de prestige

Liverpool et Arsenal réunis, c'est 31 titres de champion d'Angleterre, 10 Carling Cup, 27 Community Shield et 17 cup. Excusez du peu. C'est aussi des matchs d'anthologies qui ont souvent accouché de scénarios renversants (remember le 4-4 en 2009 et le quadruplé d'Arshavin pour son premier match en Premier League). Mais Liverpool et Arsenal cette année, c'est aussi et surtout un tas d'ambitions revues à la baisse. Les gunners tout d'abord. Le club de Londres voit sa place au sein du big four menacée suite aux bonnes performances des Spurs et depuis que les Citizens y ont tapé l'incruste. Une défaite et Chelsea repasserait devant en terme de points si jamais les blues venaient à s'imposer à West Brom. Newcastle pourrait même revenir à la hauteur des gunners en cas de victoire face à son meilleur ennemi, Sunderland, dimanche. Les compagnons de Van Persie qui espérait surement plus que ça en début de saison, notamment au vue de la forme de l'hollandais, étincelant cette année, se retrouvent à batailler pour accrocher une quatrième place synonyme de participation aux barrages pour l'accession en champion's league. Et pas la peine de préciser que si les gunners venaient à être absent du big four au terme du championnat, la saison d'Arsenal se résumerait à un véritable échec. Un big four que les cannoniers squattent depuis 1996. Sur le plan européen, pas mieux. Dépassés, Les protégés de Wenger ont pris une leçon de football à San Siro, rendant la qualification pour les quarts de la ligue des champions difficilement envisageable, voire impossible. Au moins, ces derniers peuvent dire qu'ils y participent, ce qui n'est pas le cas de tous. Une défaite demain est les reds pourraient même douter d'une prochaine participation en Europa League la saison prochaine. Absent du big four depuis maintenant deux saisons, Liverpool peine à retrouver son niveau qui lui avait permis d'attendre la deuxième place du championnat derrière Manchester United en 2009. Un temps où Torres scorait encore à coup de dix-sept buts par saison en championnat.

Le contexte 

Et c'est bien ça qu'il semble manquer à Liverpool cette année. Un joueur capable de faire la différence à tout moment, un leader derrière qui l'équipe puisse se rassembler. Gerrard, trop souvent blessé, n'a plus les épaules qui lui permettaient jadis de mener Liverpool vers les sommets. Carragher apparaît comme usé et semble avoir fait son temps au sein de la défense, donnant trop souvent cette saison l'image d'un mec dépassé par les évènements. L'anglais devrait tout de même être aligné ce week-end dans l'axe, en compagnie du slovaque Skrtel, profitant de la blessure d'Agger. Sinon, Henderson et Caroll ont du mal à assumer les 60 millions dépensé par le club pour s'approprier leurs services, bien que ce dernier, plus abonné aux pintes qu'aux buts cette année, semble s'affirmer petit à petit au sein de l'attaque des reds et retrouver le niveau qu'il lui avait permis de se révéler à Newcastle. Reste Suarez. Mais l'Uruguayen est autant capable de coups de génies que de pétages de plombs soudains. Son nom reflète presque à lui tout seul le sens du mot instabilité. Et concernant Kuyt, le hollandais ne fais pas l'unanimité pour Dalglish, de moins en moins aligné ces derniers temps. Guère mieux du côté des gunners. Rosicky, qui reste sur une performance de haut rang lors du dernier derby londonien, Vermaelen et surtout Van Persie sont incertains. Ces derniers devraient toutefois être présent sur le pré demain après-midi, bien que diminués à la suite de légères blessures. Wenger devra faire sans Ramsey et Wilshere au milieu. Il devra aussi se priver de Djourou et Mertesacker, l'allemand étant out pour le reste de la saison. Néanmoins, Diaby, soigné, devrait effectuer son retour sur le banc, ce dernier n'ayant participé qu'à un seul match de Premier League cette année.

Que faut-il attendre de ce match ? Arsenal, qui reste sur trois victoires consécutives en Premier League, semble partir avec un léger avantage. Et si les gunners pointent à la huitième place du classement à l'extérieur, ces derniers pourront toujours se rassurer en jetant un oeil du côté des performances de Liverpool à Anfield cette année. La bande à Dalglish n'a gagné que quatre fois à domicile. C'est moins que Norwich et Swansea, fraichement promu. C'est également autant que Blackburn, premier relégable. Attention tout de même, en cas de victoire, Liverpool reviendrait à quatre points d'Arsenal, et se rapprocherait d'une possible quatrième place, et par la même occasion d'une chance de disputer la champion's league l'année prochaine. Et après tout les moyens mis en oeuvre cette année, on imagine mal qu'une Carling cup gagné aux tirs aux buts face à Cardiff city puisse faire oublier une troisième année sans participation à la ligue des champions du côté des reds.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire